Jardins, Espaces Verts et Infrastructures
La SORE en « JEVI »
Surveillance des Organismes Règlementés et Emergents en Bretagne : Focus sur les Jardins, Espaces Verts et Infrastructures (JEVI)
Le nombre d’Organimes Règlementés et Emergents (OR) surveillés est très important en JEVI.
Géralement de l’ordre de 80 organismes surveillés par inspection
La surveillance des organismes règlementés et émergents en Bretagne joue un rôle crucial dans la protection de la biodiversité régionale. Elle est réalisée dans divers espaces stratégiques, notamment les jardins, les espaces verts et les infrastructures (JEVI). Ces zones, riches en biodiversité ou exposées à des risques spécifiques, sont étroitement surveillées pour prévenir l’introduction d’organismes règlementés.
Zones de Surveillance
1. Surveillance des infrastructures :
- Le réseau de la DIRO (Direction Interrégionale des Routes Ouest)
- Le canal de Nantes à Brest
- Les ports de commerce
- Les aéroports régionaux
Ces infrastructures sont des points d’entrée potentiels, nécessitant une surveillance constante pour éviter leur propagation.
2. Le réseau de parcs et jardins remarquables :
La Bretagne abrite un grand nombre de parcs botaniques, jardins remarquables et collections végétales. Ces sites sont essentiels pour la conservation d’espèces végétales.
3. Surveillance en zones semi-naturelles :
Les zones présentant une diversité importante d’espèces végétales ou, au contraire, une présence marquée d’une espèce-cible particulière sont scrutées de près. Les landes littorales ou les Monts d’Arrée, font partie des secteurs surveillés.
4. Surveillance des terrains de sport engazonnées (golfs, hippodromes)
5. Surveillance des terrains de campings, largement présents sur le pourtour littoral de la région
6. Surveillance des espaces verts des villes
Surveillance des Organismes Règlementés en Bretagne
La surveillance des Organismes règlementés et Emergents (ORE) se concentre sur plusieurs insectes réglementés et maladies végétales susceptibles de nuire à l’environnement local.
Les insectes réglementés sont surveillés principalement aux points d’entrée de la région (aéroports, ports, réseau routier) et le long de la limite administrative régionale à l’est de la Bretagne, où la gestion du risque est particulièrement cruciale. Parmi les insectes les plus surveillés, on trouve :
Popilia japonica (Scarabée japonais) : Cet insecte ravageur est une menace pour les zones engazonnées comme les grands parcs et les terrains de sport.
Anoplophora glabripennis (Capricorne asiatique) : Ce coléoptère, très destructeur, attaque principalement les arbres comme les bouleaux, érables et autres feuillus.
Rhynchophorus ferrugineus (Charançon rouge du palmier) : Une menace particulièrement pour les palmiers, cette espèce se trouve souvent dans les jardins et les espaces verts.
La surveillance de ces insectes est essentielle pour éviter leur propagation rapide et limiter les dommages qu’ils peuvent causer aux écosystèmes locaux et à l’économie régionale.
Une autre menace importante pour les végétaux en Bretagne est le Phytophthora ramorum, un champignon aquatique responsable de graves maladies sur certaines plantes. La surveillance se concentre sur des groupes de plantes comme :
Plantes de terre de bruyère : Camélias, rhododendrons, pieris, qui sont particulièrement vulnérables à cette maladie.
Fagacées : Les chênes, châtaigniers et autres espèces de cette famille sont également très sensibles au phytophthora.
Larix (Mélèzes)
La bactérie Xylella fastidiosa, surnommée la « bactérie tueuse d’oliviers », est responsable de nombreuses maladies chez les végétaux et touche une très large gamme d’hôtes, environ 600 espèces végétales à ce jour. Elle présente un risque majeur pour la biodiversité locale ainsi que pour des filières de production comme l’olivier, la vigne, et de nombreuses plantes ornementales. La surveillance Xylella fastidiosa comprend un grand nombre de prélèvements asymptomatiques répartis sur l’ensemble du territoire breton, en JEVI et en zones semi-naturelles.
FREDON Bretagne surveille de près ces végétaux pour détecter toute infection à un stade précoce, permettant ainsi d’intervenir rapidement pour limiter les dommages à l’environnement.






