Le Houblon du Japon
Le houblon du japon
Une plante invasive et allergène
Le houblon du Japon, Humulus japonicus, est une plante herbacée vivace annuelle de la famille des Cannabaceae, qui a été introduite en 1880 au jardin des plantes de Paris, à titre ornemental. Originaire d’Asie de l’Est, c’est en 2004 que sont rapportées les premières observations dans le milieu naturel français, dans le département du Gard (30). On le retrouve sur les berges des cours d’eau, voire les friches humides, où il peut former des peuplements monospécifiques denses, recouvrant intégralement le sol ou atteignant 3 à 9 m de haut et ce, sur plusieurs centaines de mètres carrés.
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Feuilles opposées de 5 à 9 lobes
Poils visibles sur la tige
Massif et jeune plant de houblon Japonais
En juillet 2018, l’ANSES a émis un avis relatif au risque du pollen du Houblon du Japon par la saisine n°«2016-SA-0091», qui peut potentiellement avoir des impacts sanitaires du fait du caractère allergénique de son pollen. Par ailleurs, les poils sur les tiges et les feuilles peuvent causer des irritations de la peau, des dermatites et des lésions de la peau à leur contact.

Houblon du Japon femelle en fleur

Houblon du Japon mâle en fleur
Les confusions possibles avec le houblon ou le houblon grimpant
Le houblon ou houblon grimpant, Humulus lupulus, peut atteindre 6 m de haut et 2 à 4 m de largeur. Ses feuilles palmées ont entre 3 et 5 lobes et le limbe et les nervures de la face inférieure n’ont pas de poils. Les fleurs femelles sont pédonculées et opposées en cônes ovoïdes pendants plus élargies, tandis que les fleurs mâles sont en grappes.
Feuilles de Houblon allant de 3 à 5 lobes
Houblon femelle en fleur
Houblon mâle en fleur
Culture du Houblon
Les précautions à prendre
Pour toutes les interventions en période de floraison (à éviter), il faut s’assurer que les intervenants ne soient pas allergiques.
Le port d’un masque à pores adaptés est alors nécessaire.
Les méthodes de lutte
L’ANSES recommande avant tout la prévention de l’introduction, la détection précoce, l’éradication et le cas échéant, le confinement du Houblon du Japon, ce qui nécessite d’être en capacité de le distinguer du houblon grimpant.
Si la plante est déjà présente, il est important de ne pas la laisser monter en graine et veiller à ne pas laisser des fragments de tiges lors d’interventions d’arrachage. À la vue des caractéristiques irritantes des poils présents sur les tiges, il est nécessaire de porter un équipement de protection pour toute intervention de gestion.
Idéal pour les foyers peu développés, l’arrachage manuel des parties souterraines peut suffire à enrayer la progression de l’espèce. La biomasse arrachée doit ensuite être détruite.
Contrôle mécanique
Outre l’arrachage manuel, il est possible de broyer à l’aide d’une débroussailleuse équipée d’un disque « broyeur », afin d’enrayer efficacement la progression de l’espèce et ce, à moindre coût. Il est possible qu’un nouveau passage soit nécessaire dans les deux années qui suivent. Pour éviter une recolonisation d’un espace mis à nu après arrachage, des plantations denses de ligneux (exemple : saule) couplées à un semis à la volée de plantes herbacées indigènes couvrantes (ex : graminées, annuelles) permettront de réduire l’apport de lumière.
Privilégier les espèces végétales locales
Informer les jardiniers, les communes sur les problèmes que posent cette plante
Ne pas semer ou planter
Ne pas laisser monter en graine
Ne pas laisser de fragments de tige lors de l’arrachage
Ayez le refexe de signaler !
Si vous pensez avoir observé du raisin d’Amérique, signalez-le sur Alerte Espèces









